Maurice Sarazac,
Compagnon et Héros de la Libération

Dans le bourg de Liorac, une plaque discrète est apposée sur le mur d'une maison proche de l'église. Il s'agit de la maison natale de Maurice Sarazac.
Qui était-il ?
 
Lioracois par sa mère et corrézien par son père :

Comme le montre sa généalogie partiellement reconstituée, il est issu d'une longue lignée de forgerons, les TEYSSIER, à l'origine installés à Cause de Clérans, qui se sont fixés à Liorac au début du 19ème siècle, à l'occasion d'un mariage avec une fille LAMBERT de Liorac.
Sa branche paternelle SARAZAC vient de Lubersac en Corrèze: ils étaient cultivateurs, sauf son père qui fut instituteur. Il était en poste à Pressignac losqu'il rencontra la mère de Maurice, Marie TEYSSIER de Liorac. A l'époque de sa naissance, en 1908, son grand père Pierre TEYSSIER était buraliste à Liorac et c'est dans sa maison du bourg de Liorac que le petit Maurice est né.
Il ne sera ni forgeron, ni instituteur, mais choisira la carrière militaire.
Un jugement du tribunal de Brive en date du octobre 1890 a rectifié l'orthographe du nom, écrit par erreur SARRAZAT, en SARAZAC

Des états de service exceptionnels,
récompensés par de multiples décorations
Sa fiche de Compagnon de la Libération nous permet de retracer les grandes étapes de sa carrière militaire:
Il rentre à l'Ecole militaire de St Cyr (promotion Joffre, 1930-1932). A sa sortie, il choisit l'Infanterie coloniale. Il est affecté au Tchad où il devient méhariste. Après l'armistice de 1940, le Tchad se rallie à la France Libre. Le capitaine Sarazac est chargé par Leclerc, de surveiller avec ses méharistes (Groupe Nomade du Tibesti) les mouvements de l'ennemi : en effet la Lybie n'est pas loin et est aux mains des forces de l'Axe. Il participe activement aux deux campagnes du Fezzan (partie Sud de la Lybie) jusqu'à sa reddition en 1943, puis à la campagne de Tunisie avec la force Leclerc. En 1943, au moment de la formation de la 2ème D.B. en Tripolitaine (Nord de la Lybie), il est décoré par le Général de Gaulle de la croix de la Libération. Après un transit par l'Angleterre, il débarquera en Normandie, poursuivra jusqu'à Paris, les Vosges et l'Allemagne.
Il partira ensuite pour l'Indochine. Il occupera en 1947 le poste de gouverneur militaire du Fezzan, il partira ensuite en poste pour l'Allemagne. En 1957 il est colonel, sous chef d'Etat Major des troupes de Tunisie. Il est ensuite affecté aux Affaires Algériennes et se distingue lors des évènements d'Alger en 1960. Il est alors général de brigade.
Il rentre ensuite en métropole, commande la subdivision autonome des Basses-Pyrénées. Nommé général de division, il se retire dans les Pyrénées-Atlantiques. Il meurt en 1974.


Commandeur de la Légion d'Honneur

Compagnon de la Libération

Ordre National du Mérite

Croix de Guerre
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 39/45 (8 citations)
Croix de la Valeur Militaire (2 citations)
Chevalier du Mérite Agricole
Médaille Coloniale (6 agrafes)
Presidential Unit Citation (USA)
Officier du Mérite Saharien
Commandeur du Dragon d’Annam
Commandeur du Nicham Iftikar
Officier de l’Etoile Noire du Bénin
Commandeur du Ouissam Alaouite

Valeur Militaire

Nicham Iftikar

Etoile Noire du Bénin

Ouissam Alaouite

@ Marie-France Castang-Coutou
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