BEAUMONT-du-PÉRIGORD



A une vingtaine de kms au sud-est de Liorac, Beaumont-du-Périgord. Comme Monpazier, Lalinde ou Molières, Beaumont est une bastide anglaise.
Le mot "Bastide" indique une ville nouvelle, construite d'un seul jet, au Moyen Àge pendant une centaine d'années autour de l'an 1300, sur un plan pré-établi, à l'initiative soit du roi de France soit du roi d'Angleterre pour héberger les populations, créer des échanges commerciaux et bien sûr marquer leurs domaines. Chaque bastide était régie par une charte qui assurait aux habitants des avantages, une maison, des champs et la liberté. Ces villes se peuplèrent rapidement. Beaumont fut fondée en 1272 au nom d'Édouard Ier, roi d'Angleterre, par Lucas de Thaney, sénéchal de Guyenne. La région était alors anglaise et Philippe le Hardi occupait le trône de France.

Comme on peut le voir sur cette photo aérienne prise par Damien Bouyssi, (que je remercie vivement ici pour m'avoir autorisée à l'utiliser. Allez visiter son site et admirer ses superbes photos de Dordogne ), la bastide est bâtie autour d'une place centrale. Elle est construite suivant un plan rectangulaire "moderne" avec des rues qui se coupent à angle droit. À proximité de la place se trouve la grande église fortifiée dont la taille semble surdimensionnée par rapport à la cité.
Une promenade dans Beaumont nous ramène à chaque pas au Moyen Àge ! Visite en images ...

La place centrale est entourée d'arcades sous lesquelles s'ouvrent les magasins. A l'un des angles, une très ancienne maison avec des colombages date de la fondation de la cité. Sur la place, il y avait une halle qui abritait foires et marchés et qui fut démolie au milieu du XIXe siècle.

 

La porte de Luzier, seule porte subsistante des 16 portes que comptaient les fortifications de la bastide : l'épaisseur du mur d'enceinte, les traces du logement de la herse et des gonds verticaux qui soutenaient les lourdes portes, laissent imaginer l'importance du système défensif de la cité. L'époque était loin d'être sûre et les bandes armées de mercenaires à la solde de l'un ou l'autre camp sillonnaient et pillaient régulièrement les campagnes. Comme dans toute cité médiévale, les ruelles étaient étroites, limitant ainsi la progression d'éventuels assaillants.

 

Dans une rue un peu en retrait des remparts, des maisons fortifiées avec des petites fenêtres servant de meutrières doublaient le système défensif des remparts. La tour de Bannes se trouvait à l'origine sur les remparts. Elle a été reconstruite quelques mètres plus haut, à l'extrémité de cette rue.

 

Fenêtres géminées, cadran solaire sur le mur Sud de l'église, et un monstre, peut être le "coulobre".

 
L'église fortifiée de Beaumont et sa fresque historiée.
 


@ Marie-France Castang-Coutou
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