La matrice cadastrale de 1824 qui accompagne le cadastre Napoléon, puis les matrices postérieures de 1880 et 1910
et permettent de relever la liste des
propriétaires successifs de la Ricardie à partir du tracé du cadastre Napoléon .
Les métayers travaillant sur le domaine sont retrouvés au hasard des actes paroissiaux, puis à partir de 1841 grâce aux recensements de population de Liorac.
les propriétaires de la RICARDIE depuis 1824 :
1- Famille JAVERZAC une famille de négociants, originaire de Mouleydier :
de 1826 à 1842 : JAVERZAC ainé à Mouleydier
de 1842 à 1869 : Pierre Michel JAVERZAC, à la Léotardie à St Georges de Monclard
Il était Maître de Forges et propriétaire à la Léotardie, il épousa à Mouleydier en 1820 Madeleine POHL, fille d'un courtier maritime de Bordeaux.
Ils eurent de nombreux enfants et sur le recensement de 1861 à St Georges de Monclard leurs trois premiers fils François Evan (40 ans, maire de la commune), Pierre Paul (37 ans) et Jean Baptiste (34 ans) sont maîtres de forges avec leur père.
Dans les deux cas, ces Javerzac n'ont pas vécu à la Ricardie, ce domaine devait être un investissement pour une famille fortunée.
2-Famille GERARD
de 1869 à 1878 : Pierre Paul Chéri GERARD à Bergerac, aucun détail mais encore un propriétaire qui n'a pas vécu à la Ricardie.
3-Famille VACQUIER DE LAMOTHE , famille de petite noblesse, d'origine écossaise, et périgourdine d'adoption depuis le xve siècle.
de 1878 à 1893 : Enguerrand VACQUIER DE LAMOTHE à la Ricardie
Contrairement aux précédentes familles, les VACQUIER DE LAMOTHE ont habité la Ricardie : le recensement de Liorac de 1991 indique en effet que
Enguerrand VACQUIER DE LAMOTHE, 48 ans, propriétaire vivait à la Ricardie avec ses parents âgés (Remy Vaquier de Lamothe, 78 ans et Emma de Grezel 70 ans, tous deux originaires de Sarlat) et son épouse Marie Greeme 49 ans (peut être d'origine anglaise)
Son grand père et ses grands oncles avaient été de fervents royalistes et l'un d'eux avait même reçu de Louis XVIII le titre de chevalier de l'ordre Royal et Militaire de St Louis.
4- Famille GERARDIN
Ce patronyme est connu dans les Vosges et en Meurthe et Moselle, mais on retrouve une branche de cette famille qui a "émigré"
vers la commune de Liorac, à la Ricardie à la fin du XIXe siècle. Plusieurs membres de cette famille portent le même prénom et cela peut parfois conduire à quelques incertitudes.
* de 1893 à 1907 GERARDIN à la Ricardie .
On trouve d'abord Pierre Edmond GERARDIN propriétaire, né en 1844 à Nancy de Pierre Eugène et Octavie Adams, négociants à Nancy,
marié en 1868 à Nancy avec Jeanne MERCIER, il décède à la Ricardie en 1895, il avait 51 ans.
Peu après,en 1897 Edmond GERARDIN,leur fils aîné, né en 1874 à Aigueperse (Puy de Dôme), âgé de 22 ans, est propriétaire à la Ricardie,
Il promet mariage à Marie SALEFRAN de Lugos (Gironde) et le mariage est célébré à Lugos en 1897.
Son frère cadet,Pierre GERARDIN, né en 1879 à Aigueperse, va se marier en 1908 à Royan avec Jeanne Marie Nelly MILHOUA, puis habiter la Ricardie. Une fille Marie Louise Nelly Michelle GERARDIN nait en 1909 à la Ricardie.
Son père partit à la guerre et fit campagne contre l'Allemagne depuis août 1914 à janvier 1918. Il contracta une maladie en service et
eut droit à une pension dès 1922 : ses enfants dont la petite Marie Louise furent adoptés par la Nation par jugement du tribunal civil de Libourne le 19-07-1922.
et Pierre GERARDIN mourut en 1928 à Ste Foy la Grande.
* de 1907 à 1923 - Jeanne MERCIER,la veuve de Pierre Edmond GERARDIN, est toujours à la Ricardie.
5- Puis viennent plusieurs propriétaires qui conservent la Ricardie que peu de temps :
* de 1923 à 1925 - Joseph DUBREUIL Lieutenant du 108e RI Bergerac
* de 1925 à 1926 Louis DHUMERHELLE, originaire du Pas de Calais, habite à la Ricardie
* de 1926 à 1939- La veuve AUDIGUEY et Gustave DUHAR, son neveu de Gensac (Gironde), constructeur de machines agricoles.
et avant le cadastre napoléon de 1824 ? seuls les registres paroisiaux et d'Etat Civil donnent quelques informations.
Famille JAMMES DU MOURIER déjà évoquée dans ce site à propos d'une affaire de fausse-monnaie. La Ricardie, était un lieu suffisamment retiré pour pratiquer sans risque des activités illégales.
De plus, toute la colline à proximité de la Ricardie et du Vieux Liorac, est truffée de cluzeaux du Moyen Âge,
fournissant des endroits discrets pour mettre en place le matériel nécessaire à la fabrication de fausse monnaie et aussi des cachettes sûres pour échapper à la justice.
l'histoire complète est racontée ICI.

Les recensements de Liorac, à partir de celui de 1841 permettent de recenser les familles -essentiellement des métayers- qui travaillaient sur le domaine de la Ricardie. Comme c'était habituel à cette époque,
le contrat de métayage était repris par la veuve et par ses enfants au décès de son mari et on trouve ainsi plusieurs générations de la même famille de métayers.
les métayers et employés à la RICARDIE :
► recensement de 1841 à la Ricardie
Pierre CHORT né à St Sauveur en 1773, métayer à la Ricardie, est mort en 1833. Après son décès, sa veuve, Marguerite POUGEAT et plusieurs de ses fils conservent le métayage à la Ricardie.
► recensement de 1846 à la Ricardie
On ne trouve plus cette famille Chort à la Ricardie en 1846, mais deux nouvelles familles de métayers travaillent à présent sur le domaine:
- Jean ROUSSET,métayer 41 ans, marié à Marthe MURAT, a trois enfants, deux fils et une fille. Sa soeur et son mari vivent avec eux, au total 7 personnes
- Arnaud GAGNOU, métayer 38 ans vit avec sa femme et trois enfants en bas âge.
► recensement de 1851 à la Ricardie
Jean Rousset est mort en 1849, et sa femme Marthe MURAT a repris le métayage avec ses deux grands fils qui sont maintenant mariés. Sa belle-soeur et son mari sont toujours là.
La famille GAGNOU n'a pas changé.
► recensement de 1856 à la Ricardie
Marthe Murat est toujours métayère avec son fils Pierre qui est maintenant marié et a deux jeunes enfants.
Jean AUBARD est métayer, il a épousé Marie GAGNOU et ont un enfant.
► recensement de 1866 à la Ricardie
Pierre TEILLET métayer à la Ricardie et son épouse Marguerite Theulet ont six enfants.
Jean FAVARD journalier, et son épouse Marie Gontier ont deux enfants.
► recensement de 1872 à la Ricardie
On trouve Pierre VEZY,45 ans, né à Lembras métayer à la Ricardie avec son épouse Marie FAGETOU et ses six enfants.
► recensement de 1891 à la Ricardie
Alors que les Vacquier de Lamothe sont propriétaires et habitent la Ricardie, Jean ARCHER 53 ans, travaille comme colon avec son épouse Antoinette Gontier 52 ans et ses trois fils.
► recensement de 1921 à la Ricardie
on y trouve une famille de fermiers : Régner CHORT, Jeanne LACOSTE et leurs six enfants. Cette famille CHORT fournira deux boulangers à Liorac.
► recensements de 1926 et 1931 à la Ricardie
En 1926, Pierre BONNET et sa famille sont domestiques employés par G. DUHAR. Il en est de même en 1931 avec la famille RIMLINGER d'origine alsacienne.
► recensement de 1936 à la Ricardie
Angelo VIDOTTO, est métayer. Il est italien, comme son épouse, et ont deux enfants.
► recensement de 1946 à la Ricardie
Remi VIDAL est métayer et son épouse est domestique, ils ont trois enfants.