L'adduction d'eau à Liorac : 1959-1969,
10 ans de plus pour alimenter
tous les hameaux de Liorac !

Page mise en ligne le 11 février 2021         

Ainsi les maisons du bourg et de quelques hameaux voisins sont alimentées en eau potable. Les habitants sont bien sûr satisfaits, mais ils ne représentent que moins de 30% de la population totale de la commune. Comment amener l'eau chez tous les habitants ?
De nombreuses charges pèsent sur la municipalité : celles liés à la voirie (entretien des chemins, réfection du pont du Sorbier, salaire du cantonnier...), à l'entretien des bâtiments communaux (école, presbytère et église), à l'adduction d'eau (entretien de la station de pompage, fuites au château d'eau, remboursements des annuités des emprunts...). Malgré ces points difficiles, le budget reste équilibré.
Dans sa séance du 24 novembre 1963, le Conseil Municipal, sous l'impulsion du Maire, demande au Génie Rural -le maître d'oeuvre de la 1ère tranche- un projet pour l'extension du réseau d'adduction d'eau.
A partir de là, la démarche sera toujours la même pour chaque tranche de travaux :
◊ projet technique établi par les ingénieurs du Génie Rural,
◊ évaluation des coûts,
◊ demande de subvention,
◊ contraction d'un emprunt pour compléter le financement Six tranches vont être successivement réalisées mais je n'en ai malheureusement pas encore trouvé les détails. En effet, il n'y a pas de dossier récent aux Archives Départementales et seuls les rapports du Conseil Municipal donnent quelques informations partielles.
Voici ce que j'ai trouvé sur les rapports du CM :
le 10 février 1966, prise en considération de LA TRANCHE OUEST
(il s'agit sans doute de la Roche, du Vieux Liorac et de la Ricardie)
Cependant l'ingénieur en Chef du Génie Rural indique qu'il faut attendre pour faire les adjudications que les crédits soient "sortis en entier".
Pour la tranche de la Raffigne et du Sorbier, il faudra attendre 1967 ou 1968.
L'adduction d'eau au Cluzel pose problème car le hameau est à cheval sur deux communes, Liorac et Lamonzie Montastruc et cette commune refuse tout aide financière. Les habitants côté Liorac sont sollicités pour participer aux frais.

UN DEUXIÈME CHÂTEAU D'EAU EST NÉCESSAIRE POUR LA RÉALISATION DU "RÉSEAU HAUT" D'ADDUCTION D'EAU
En effet les hameaux comme le Sorbier, la Raffigne, la Tissanderie... sont au dessus du château d'eau de Malbasty. Il faut donc envisager un autre réservoir situé plus haut que ces localités pré-citées. Après l'étude technique par les ingénieurs du Génie Rural, l'emplacement idéal est trouvé: ce deuxième château d'eau doit être implanté à la Tissanderie, à environ 400 m à l'est de l'habitation, à une altitude de 172 m. Le propriétaire, Mr Gonzague de Bonfils de la Vernelle, donne à la commune un emplacement de 15m2 pour 1F symbolique pour cette construction et un chemin de servitude de 65m sur 3m de large pour la construction et l'entretien de ce château d'eau.
L'eau qui va alimenter ce deuxième château d'eau (150 m3) provient, comme pour celui de Malbasty, de la source de Carrieux, d'où la nécessité d'une longue canalisation et de machines élévatrices performantes.

Malgré tous les soucis techniques et les difficultés de financement, le projet d'adduction d'eau se termine en mai 1969, soit un peu plus de 6 ans après la décision d'étendre le réseau :
LE 9 NOVEMBRE 1969 LE PRÉFET VIENT INAUGURER OFFICIELLEMENT LE RÉSEAU D'ADDUCTION D'EAU DE LA COMMUNE.

RAPPELONS QUE L'AVENTURE AVAIT COMMENCÉ EN 1913...
Appel aux habitants : je recherche des photos concernant les travaux d'adduction d'eau et l'inauguration officielle. Merci de regarder dans vos tiroirs.

REFERENCES :
► Mairie de Liorac, rapports du Conseil Municipal .

@ Marie-France Castang-Coutou
Contact: postmaster*liorac.info (remplacer l'étoile par @)